Interview alumni : Carla LOPEZ, auto-entrepreneuse en montage et motion design.

Interview alumni : Carla LOPEZ, auto-entrepreneuse en montage et motion design.

Quatre formations, trois alternances, une vocation affirmée : Carla Lopez a suivi un parcours 100 % INA campus, de la classe alpha au Master 2. Aujourd’hui, elle revient comme intervenante au sein de l’école qui l’a formée, avec une double casquette de montage et motion designer. Elle nous raconte son parcours, sa vie d’indépendante et les défis de son quotidien.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m'appelle Carla LOPEZ, j'ai 25 ans et je suis actuellement auto-entrepreneuse en montage et en motion design. Mes deux métiers sont donc le montage vidéo et le motion design. Depuis la rentrée, je travaille principalement comme intervenante à INA campus, auprès des étudiants du DITS montage.

Depuis combien de temps exercez-vous en tant qu'auto-entrepreneuse ?

J'ai créé mon statut à la rentrée et j'ai réalisé mes premières interventions dès le mois de novembre. Je viens tout juste de terminer mes études, donc c'est une activité très récente pour moi.

Quelles sont vos missions, au quotidien, en tant que monteuse et motion designer ?

Ce sont des métiers très techniques qui interviennent généralement en post-production. Le montage vidéo consiste à assembler des images, des sons, à donner un rythme et une structure à un contenu selon une direction artistique ou un objectif de narration. Le motion design, lui, se rapproche parfois plus de la création visuelle pure : il peut s'agir d'animer des éléments graphiques existants, ou de créer de toutes pièces des visuels à animer.

Dans les deux cas, on reçoit une matière à transformer. En montage, ce sont des rushs, des interviews, des images d'archives… En motion design, cela peut être une charte graphique à animer, ou bien une création complète à imaginer. Il faut savoir observer, comprendre la matière, réfléchir à ce que l'on veut raconter et poser les bonnes bases pour structurer son travail.

Quelles sont, selon vous, les qualités indispensables pour exercer ce métier ?

Il faut d'abord être à l'aise avec l'outil informatique. Ce n'est pas nécessaire d'être un technicien chevronné, mais on passe ses journées derrière un ordinateur, donc il ne faut pas avoir d'aversion pour cet environnement.

Ensuite, je dirais qu'il faut être curieux, s'intéresser à tout : films, publicités, clips, peintures, logos… Il faut aiguiser son regard. Dans le montage, c'est aussi le sens du rythme qui est crucial : sentir quand relancer l'énergie d'une séquence, jouer avec la musique, la narration. C'est un mélange entre technique et sensibilité artistique.

Qu'appréciez-vous le plus dans votre métier ?

Ce que j'aime le plus, c'est raconter des histoires. Que ce soit une interview, un documentaire ou même une pub pour un produit cosmétique, il y a toujours une narration à construire. C'est cette dimension qui me passionne.

J'aime aussi particulièrement le rythme. Étant par ailleurs musicienne à côté, j'y suis très sensible, et je retrouve cette musicalité dans le montage. Enfin, j'ai toujours été attirée par les arts visuels. Le motion design me permet de créer mes propres images, de déployer une direction artistique, et c'est un vrai plaisir. Ce triptyque narration, rythme et image est ce que j'aime le plus.

Quels sont les plus grands défis de votre métier ?

Le plus grand challenge, c'est peut-être la solitude. Même en équipe, on travaille souvent seul devant son écran. On peut facilement rester dans sa bulle et perdre en objectivité. C'est important de sortir de cet isolement, de demander des avis extérieurs, de confronter ses idées.

Un autre défi est de gérer l'équilibre entre créativité et attentes clients. Il faut parfois arbitrer entre ce que l'on trouve esthétique ou juste, et ce qui est demandé par le commanditaire. Trouver ce juste milieu est un apprentissage permanent.

Quel a été votre parcours de formation jusqu'à aujourd'hui ?

Mon parcours est entièrement lié à INA campus. J’ai commencé en 2020 avec la classe Alpha, une année de préparation aux métiers de l’audiovisuel. J’ai ensuite poursuivi avec le diplôme INA technicien supérieur audiovisuel (DITS) option montage,un bac+2 spécialisé en montage et post-production, réalisé en alternance à l’Opéra de Paris.

J’ai continué avec le diplôme Motion Design - Conception graphique animée, toujours à INA campus, en alternance au sein du service Digital Learning de l’INA. Il s’agit du pôle professionnel de l’institut, dédié à la conception de contenus et de dispositifs de formation. Cette formation m’a permis d’approfondir mes compétences en motion design, notamment en 3D.

J’ai ensuite intégré un le master en 3D temps réel Artisan de l’Image, en partenariat avec l’École Méliès et l’UPEC que j’ai terminé en 2025. Cette formation s’est également déroulée en alternance, au sein du studio de création 3D Unicorn Paris, spécialisé dans la publicité cosmétique.

Que vous a apporté INA campus ?

INA campus m'a appris les métiers que j’exerce aujourd’hui. C'est aussi un environnement très stimulant, avec un encadrement fort, des intervenants professionnels toujours connectés aux réalités du terrain. Il n'y a pas de pression élitiste, mais un accompagnement bienveillant qui pousse à aller plus loin si on le souhaite. J'y ai aussi découvert le goût de la transmission, ce qui m'amène aujourd'hui à intervenir à mon tour.

Un conseil pour les étudiants qui souhaitent suivre cette voie ?

Soyez curieux, observez, analysez tout ce que vous voyez. N'ayez pas peur de vous plonger dans la technique, même si vous pensez ne pas être "techniciens". Et surtout, gardez toujours en tête que vous racontez des histoires : même dans une vidéo corporate, il y a une narration à penser. C'est ce qui rend ce métier passionnant.

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